Rapport annuel : 2003-2004MANDAT
Le Commissaire à l'information est un ombudsman nommé par le Parlement pour instruire les plaintes voulant que le
gouvernement ait dénié les droits conférés par la Loi sur l'accès à l'information - la législation canadienne en matière
d'accès à l'information.
L'adoption de cette loi, en 1983, a donné aux Canadiens le droit légal étendu d'accéder aux renseignements consignés
sous quelque forme que ce soit et relevant de la plupart des institutions fédérales.
La Loi accorde à ces institutions 30 jours pour répondre aux demandes de communication. Une prorogation du délai
peut être obtenue si les documents à examiner sont nombreux, et s'il faut consulter d'autres organismes ou informer des
tiers. Le demandeur doit toutefois être avisé à l'intérieur du premier délai.
Bien entendu, le droit d'accès n'est pas absolu. Il est assujetti à des exceptions précises et limitées qui établissent un
équilibre entre, d'une part, l'accès à l'information et, d'autre part, la vie privée, le secret commercial, la sécurité
nationale et les communications franches qui sont nécessaires à l'élaboration des politiques.
Les exceptions permettent de soustraire certains documents à la communication, ce qui provoque souvent des
différends entre les demandeurs et les ministères. Les demandeurs insatisfaits peuvent s'adresser au Commissaire à
l'information, qui instruira leurs plaintes, lorsque ceux-ci soutiennent :
- qu'on leur a refusé les renseignements demandés;
- qu'on leur a demandé trop d'argent pour copier les renseignements;
- que la prorogation par le ministère du délai de 30 jours pour fournir les renseignements n'est pas justifiée;
- que les documents n'ont pas été fournis dans la langue officielle choisie par le demandeur ou que la période
requise pour la traduction n'est pas raisonnable;
- que le guide Info Source ou les bulletins périodiques qui sont publiés pour aider le public à utiliser la Loi leur
pose des problèmes;
- qu'ils ont éprouvé un autre problème quelconque en ayant recours à la Loi.
Le Commissaire possède de puissants pouvoirs d'enquête. Ces pouvoirs constituent des incitatifs pour que les
institutions fédérales respectent la Loi et les droits des demandeurs.
À titre d'ombudsman, le Commissaire ne peut toutefois ordonner qu'une plainte soit résolue d'une façon ou d'une
autre. Il doit donc compter sur la persuasion pour résoudre les différends et ne demander l'intervention de la Cour
fédérale que s'il estime qu'une personne a été indûment privée de son droit d'accès et qu'on n'a pas pu en arriver à une
solution négociée.
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